mercredi 6 juin 2012

Il était une fois, des petits bouts de bois…


(rétrospective du 9 mai dernier)
Nous nous sommes transformées, Colette et moi, l’espace d’une matinée, en princesse au charbon des bois, emportées vers d’autres contrées, dans le carrosse du prince du bas fourneau et du fer.
Sir Jean Claude nous avait prédit un beau spectacle, nous n’avons pas été déçues en arrivant dans les établissements « S.A. Girondine de carbonisation » à Lacanau.
(merci de vous installer confortablement et de cliquer sur les photos pour les agrandir ;-)


Tout d’abord, petit rappel : pour faire fonctionner notre bas fourneau (pour réduire du fer à partir de minerai) nous avons besoin de carbone donc de charbon de bois de qualité.

Je vais vous présenter les différentes étapes de transformation du bois en charbon.

Au départ, un stock de bois.

Le bois est chargé méthodiquement dans des gros containers.

Les étages se superposent, la "marmite" se compose, le bois au final dépasse de presque un mètre.

Pose du chapeau et de la cheminée.
Mise à feu par le bas, la combustion démarre et le chapeau descend petit à petit.

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Repositionnement du chapeau pour fermer hermétiquement les containers et éteindre les flammes.

Surveillance de la couleur des fumées afin de conduire le processus de carbonisation au mieux en ouvrant ou fermant les évents en bas de container, les ouvriers ont l’œil et ne chôment pas.

La carbonisation est terminée, tous les évents sont fermés, les chapeaux sont colmatés avec de la fraisil (mélange de sable et de cendre de charbon se trouvant au sol) pour finir d’étanchéifier.

Descente en température avant de pouvoir ouvrir les containers.

Vidage sur tapis roulant  pour transport à l’usine.

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Mise en sachet et stockage.
Vente au particulier et aux grossistes.

Encore un peu de spectacle des fumées nocives chargées en goudron, le vent les balance au ras du sol et nous voilà soudain sans visibilité, comme pris dans une tempête de sable, puis tout se remet d’aplomb et les fumées montent comme des « i » dans le ciel, à nouveau un coup de vent et c’est une valse qui nous est proposée…


J’ai été étonnée et touchée de ce travail rude et beau à la fois, où l’esprit d’équipe et la confiance est de mise pour donner un sens au mot « sécurité ».


Je remercie toute l’équipe qui nous a gentiment et simplement accueillie sur leur lieu de travail. Malgré les engins et la chaleur, j’ai pu me poster où je voulais pour capter tous les angles de vues possibles de cette mini planète du charbon de bois.


Nous avons chargé nos « 14 » sacs de 50 litres avant de repartir vers la halte latine, où José, prince de la braise, s’impatientait déjà devant son BBQ vénéré. Ahmiam’, les douze coups de midi avaient retenti… !
Pauline L. (texte et photos)

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